Certaines personnes souffrent fréquemment de maux de tête, attribués à la fatigue, au surmenage ou à une mauvaise posture. Pour se soulager, elles ont souvent recours à des analgésiques, qui s’avèrent inefficaces si elles souffrent en réalité de migraines. Aussi, comment faire la différence entre maux de tête persistants et migraine ?

Migraines vs céphalées

Lorsqu’on parle de maux de tête, il convient de distinguer la céphalée de la migraine. Plus précisément, il existe trois formes :

La céphalée de tension : occasionnel ou chronique, ce mal de tête présente une intensité faible à moyenne. Caractérisé par une sensation de pression sur le front et les tempes, il s’accompagne parfois de douleurs dans le cou, mais ne provoque ni nausée ni vomissements.
La céphalée vasculaire : des douleurs intenses apparaissent plusieurs fois dans la journée (entre deux et huit fois) et peuvent durer quelques minutes ou plusieurs heures. Ce mal de tête pénétrant se concentre d’un seul côté du crâne et peut provoquer des larmes, de la congestion et de la sudation, mais sans pulsations.
La migraine : cette maladie apparaît par épisodes. Elle peut aussi bien survenir une fois dans l’année que plusieurs fois par jour. La douleur est d’une intensité moyenne à forte et s’étend de quelques heures à plusieurs jours (entre 4 et 72 heures, en général). Localisée d’un seul côté de la tête, elle se caractérise par une impression de pulsations dans le crâne. Souvent, la migraine est complétée d’une hypersensibilité au son et à la lumière, de vomissements et de nausées. Entre les crises, la personne n’a absolument pas mal à la tête.

Si vous subissez des maux de tête persistants, vous devez donc analyser plus précisément les symptômes, pour savoir s’il s’agit d’une céphalée ou d’une migraine. En effet, le traitement sera différent selon le type de désagrément.

Qui est touché ?

On ignore pourquoi certaines personnes souffrent de maux de tête, persistants ou non, alors que d’autres n’auront jamais ce problème.

Alors que les céphalées peuvent survenir à tout moment de la vie, la migraine apparaît généralement pendant l’enfance ou l’adolescence et diminue après 40 ans. Le plus souvent, elle disparaît totalement après 50 ans.

Concrètement, la migraine est déclenchée par une accumulation de réactions du système nerveux, provoquées par le stress, la fatigue, la consommation de certains alcools ou aliments, et même les changements hormonaux. La migraine affecte d’ailleurs 18 % des femmes et seulement 7 % des hommes, soit 12 % de la population globale.

Les signes annonçant une migraine

Si vous souffrez de maux de tête persistants, vous pouvez apprendre à reconnaître les signes qui apparaissent durant les heures ou les jours précédant la migraine :

– La fatigue : si vous avez modifié vos habitudes de sommeil, manquez d’énergie et bâillez souvent. Si votre organisme est affaibli, une migraine risque de se déclencher.
– Une raideur dans la nuque : ce symptôme reflète aussi bien le stress que la fatigue, deux éléments déclencheurs de la migraine.
– Des fringales et des sautes d’humeur : plus fréquentes chez les femmes, elles correspondent généralement à la période du cycle menstruel pendant laquelle la migraine apparaît.
– Une hypersensibilité à la lumière, au bruit et aux odeurs.
– Un phénomène d’aura : pendant les minutes précédant une migraine, vous pouvez observer des troubles visuels, une sensation d’engourdissement du visage ou d’un membre, ou des difficultés à parler.

Pour mieux prévenir vos futures migraines, adoptez un mode de vie sain et restez attentif aux signes annonciateurs.

Des maux de tête persistants peuvent donc être des céphalées ou des migraines. Alors que les premières peuvent être soulagées par des analgésiques, une migraine nécessite d’autres soins. Identifiez donc précisément les symptômes de vos maux de tête et consultez un professionnel, qui vous donnera le traitement adéquat.